Tichy Miroslav
22 August 2008
Le centre Pompidou consacre une exposition au photographe tchèque Miroslav Tichy

Né en 1926 à Kyjov en Moravie, Miroslav Tichy vit toujours dans cette ville.
Il a débuté comme peintre puis dans les années 1950 il s’initie à la photographie. Il connaît des difficultés avec le pouvoir communiste. Il est emprisonné, puis interné en hôpital psychiatrique.
Vivant en marge, il réalise tous les jours des dizaines de clichés photographiques sur son sujet de prédilection, les femmes.
Il utilise un matériel photographique bricolé à partir de rebuts, par exemple il polit ses objectifs avec un mélange de pâte à dentifrice et de cendres. Il développe ses photos dans des seaux d’eau puis utilise sa cour la nuit comme chambre noire.
Il les encadre avec du papier et du carton rudimentaires.
Trop et pas assez exposées, rayées et dessinées ses photos sont inclassables. Il capte quelque chose du rêve, de la vision fugitive des choses.
Il photographie essentiellement des femmes, très rarement de face. Ils captent des silhouettes, des poses, des morceaux de corps qui donnent à sa photographie une tonalité fortement érotisée.
Dans l’exposition, un court métrage de Roman Buxbaum nous montre Tichy à Kyjov, vieillard édenté et enjoué qui nous montre ses photos couvertes de poussière.
Il cite le mythe platonicien de la caverne auquel il fait référence pour sa photographie qui ne prétend que capter des illusions, des apparences.
Certaines de ces photos nous donnent l’impression d’être de vrais apparitions, de traces laissées par la lumière sur le papier comme des ombres magiques.
Très peu de nus, mais le regard que porte Tichy sur les femmes est fortement érotisé.
Il dit que pour lui une femme est avant tout une silhouette ou un mouvement
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